Depuis la conférence de viennes de 1993 jusqu’à nos jours, le monde a connu le renouvellement de plusieurs questions sur les droits de l’Homme et l’évolution du débat concernant les nouvelles générations de droits de l’Homme. Parmi les plus importantes questions nous citons les défis de la gestion du pluralisme et les différences avec tous ses fondements et aspects linguistiques, culturels, idéologiques et autres. Dans ce cadre s’inscrit le colloque organisé parmi les activités du forum international des droits de l’Homme dans sa deuxième édition tenue à Marrakech le 28 novembre 2014 par le Réseau Amazighe pour la Citoyenneté « Azetta Amazighe » et la fédération nationale des associations amazighes au Maroc, et ce, pour aborder les problématiques de gestion du multilinguisme et de la diversité culturelle, et étaler les expériences de (Maroc, Egypte, Niger, Lybie, Algérie, Argentine, Tunisie, Canada, Azaouad au Mali, UNESCO, Amazighes du monde…). Les interventions des travaux du colloque ont partagé des points communs entre les différents pays et chaque expérience s’est caractérisée par des spécifiés locales et historiques. Le colloque vise à renforcer des liens de coopération et de coordination entes les différentes instances et organisations présentes et enrichir et développer les expériences.

 

Caractéristiques techniques du colloque

 

Le dirigeant Le rapporteur La salle Lheure de début Lheure de clôture
Me. Ahmed ARHMOUCH Me. Mbarek OUTCHRFT 10 09 : 35 13 :30

 

Pays participants Maroc, Algérie, Lybie, Tunisie, Egypte, Touareg au Niger, Azaouad, Liban, Argentine, Canada, Mauritanie et France

 

La présence Sa nature Les nationalités Le débat
Pesante Variée différentes Distingué et fructueux
Nombre de participants au colloque 265

 

Les sessions :

Les intervenants ont étalé leurs différentes expériences diversifiées sur le pluralisme culturel et linguistique dans leurs pays, les défis de la transition démocratique dans différents pays des quatre continents. Ensuite, s’est déclenché un débat fructueux qui a été couronné par la déclaration de Marrakech ; le colloque international a abouti à un ensemble de recommandations ayant contribué à la création d’extensions et de nouvelles relations entre les organisations et les individus au forum.

 

  • Au niveau du continent africain

Le Maroc :

  1. Tijani Hamzaoui, membre du bureau exécutif du Réseau Amazigh pour la citoyenneté a présenté des observations concernant le comportement injustifié des organisateurs du forum international des droits de l’homme envers la langue amazighe, étant donné que ce forum fut marqué par l’absence de la traduction de la langue Amazighe vers d’autres langues étrangères, bien qu’elle soit la langue officielle. Il a ajouté que Tifinagh a été présente dans les espaces, ce qui constitue un progrès important, mais absente dans les politiques publiques de l’Etat dans plusieurs domaines : l’enseignement, les médias et la justice…

Me. Tijani Hamzaoui a signalé la discrimination contre les locuteurs de la langue Amazighe et les artistes amazighes du Maroc, ajoutant les problèmes et les formalités complexes qui mettent des obstacles devant les familles marocaines pendant l’enregistrement de leurs enfants avec des noms amazighes.

Ensuite, il a mis l’accent rapidement sur la constitution de juillet 2011, et l’a considéré comme étant un acquis positif qui s’inscrit dans le cadre de la promotion du pluralisme culturel et le multilinguisme au Maroc, en ce sens que la langue Amazighe est reconnu en tant que langue officielle, dans le nouveau texte constitutionnel qui stipule la promulgation d’une loi organique ; de même, il a critiqué l’expression de « la langue arabe demeure une langue officielle de l’Etat ».

 

Le porte-parole du Réseau Amazighe pour la citoyenneté a considéré que les acquis réalisés sont insuffisants pour la transition démocratique. Dans le même contexte, il a fait assumer la responsabilité à l’Etat et aux politiques qui consacrent la discrimination. En outre, il a donné un exemple sur ce point en exposant l’exclusion de la langue amazighe dans 12 lois et décrets promulgués dernièrement dans divers domaines importants.

D’autre part, il a mis l’accent sur les exigences du Réseau Amazighe pour la citoyenneté visant à lever la répression et le blocus aux activistes amazighes. Il a dénoncé la confiscation du droit d’expression et de réflexion, et a souligné sur la nécessité de respecter les droits enracinés, considérant que l’amazighe du Maroc est établi, et que le mouvement amazighe ne peut attendre le feu vert de personne pour accomplir ses missions, au contraire, il œuvre pour la réalisation de ses objectifs de façon indépendante.

 

Me. Mohamed OUAZKINTI, membre du bureau fédéral national des associations amazighes au Maroc, a présenté son exposé sur l’examen de la situation de la langue Amazighe dans les constitutions des pays Amazighes, concluant que la langue amazighe n’est pas reconnue dans certaines constitutions, et même si elle est reconnue dans certaines constitutions, le législateur l’a restreint par un ensemble de normes et de complexités.

En outre, l’intervenant a présenté des coupes cartographiques et des données importantes que le public a suivi avec impatience en posant des questions sur les faits historiques ou plutôt l’histoire falsifiée de ces régions qui ont vécu une civilisation amazighe ayant coexisté avec les nouveaux arrivants à ces régions au cours des siècles écoulées.

 

L’Algérie :

L’activiste Algérien Azam Houssine a demandé aux participants à la salle d’observer une minute de silence à la mémoire des martyrs défenseurs des droits de L’homme à travers le monde.

Au début, il a abordé la souffrance des Kabyles de l’Algérie et celle des Algériens et Algériennes en général avec le régime militaire, qui engage toujours ses mécanismes de répression pour mettre fin aux activistes de l’affaire amazighe, exigeant l’autodétermination depuis 2001 ; il a déclaré que plus de 130 personnes sont récemment morts par l’armée algérienne.

Il a également exposé la discrimination subie par les Amazighes de l’Algérie, soit de la part de l’Etat Algérien ou par les groupes ethniques et les mouvements religieux extrémistes qui considèrent l’arabisme et l’islam comme étant le seul projet communautaire unifié aux territoires algériens. Il a ajouté que nous sommes un peuple qui a été exclu lors de la convention de l’indépendance de l’Algérie en 1965, conclue entre la France et le régime Algérien ; ainsi, nous continuons à militer pour permettre aux Kabyles et autres l’émancipation et l’autodétermination du gouvernement central algérien. Il a signalé que le militant Farhat MIHANI a créé un comité en 2011 ayant pour objectif la transmission des exigences justes et loyales des habitants de Kabyles algériens à toutes les instances de la communauté internationale et mondiale. Il a conclu par continuer à militer contre les dictatures, les gouvernements centraux et les régimes globales pour réaliser la dignité, la justice sociale, et la liberté pour tous les indépendants du monde.

 

La Tunisie :

Maitre GHAKI Jelloul, membre de syndicat et politicien, activiste du mouvement amazighe en Tunisie, a présenté son intervention et a réitéré sa fierté de la langue amazighe, déclarant que tous les peuples autochtones ont droit à la nationalité, ajoutant que les amazighes de la Tunisie ont souffert à l’époque de Bourguiba et Benali, et souffrent encore après la révolution Al Yasmin avec les nouveaux oppresseurs, suivant sa déclaration.

L’intervenant considère que les projets idéologiques et les candidats à la présidence de la Tunisie ont pour but la consécration du nationalisme et de l’arabisme et l’exclusion de l’élément amazighe de l’identité tunisienne.

Le président par intérim, Moncef MARZOUKI, a considéré que la langue arabe est celle du paradis, ajoutant qu’il met en doute la crédibilité du second candidat pour la présidence de la Tunisie M. BAJI, chef Sebssi, d’origine amazighe et chef du parti Nidae en Tunisie. Il a controversé également de ce que ce dernier fera justice à la langue amazighe et la défendra ; actuellement, il a changé son discours électoral juste pour avoir plus de voix Amazighes en Tunisie dans le second tour des élections prochaines.

 

La Lybie :

La jeune journaliste Sanae EL MANSOURI de la Lybie a signalé la violence vécue dans son pays, et l’antiviolence entre les partisans de la ‘’Chariaa’’ et ‘’ Fajr Al Islam’’ et les autres mouvements combatifs sur les territoires libyens. Elle a décrit que les crimes et les génocides perpétrés en Lybie à l’égard des habitants de Zouara et les autres régions amazighes sont brutales et contradictoires aux valeurs et principes humanitaires et au droit international humanitaire. La situation de crise en Lybie remet en cause toutes les personnes ayant conscience et décision au niveau mondial sur les démarches à prendre pour sauver notre peuple Libyen du fléau de guerre et combat.

Elle a considéré également que le printemps démocratique s’est transformé en automne en Lybie à cause du démantèlement et la division du pays par les réseaux terroristes et les groupes religieux d’intérêt contradictoires, qui ont exprimé leur désir récalcitrant pour s’emparer, contrôler et maitriser absolument et par force les ressources et le pouvoir politique. En outre, elle a dénoncé la passivité des puissances coloniales et l’inaction des pays sur ce qui se passe en Lybie.

L’activiste a signalé la souffrance des Amazighs en Lybie de la tragédie et de la persécution, étant donné que leurs régions sont complètement bloquées. A cet effet, elle a exigé aux organisations des droits de l’homme à travers le monde de se mobiliser immédiatement pour sauver la Lybie et la libérer du terrorisme.

Dans un sujet inhérent à la question amazighe, Sanae Mansour a déclaré que les causes de notre retard et le progrès de l’occident sont dues en premier lieu à l’inconscience, l’échec de l’enseignement et l’inadaptation à l’époque, l’analphabétisme, la pauvreté, la faiblesse de l’encadrement des ressources humaines et l’absence de projets médiatiques amazighs dans la région jusqu’à ce jour…

Elle a insisté sur une idée très importante consistant en ce que les Amazighes n’ont pas de projets politiques indépendants, mais œuvrent dans les projets des autres. Elle a appelé à l’investissement dans les medias et les jeunes pour surmonter tous les défis et gagner les paris démocratiques et les droits de l’homme au niveau de ces pays et ouvrer ensemble en tant qu’amazighes pour réaliser les aspirations et les espoirs des peuples de la région dans la détermination de leur sort politique, économique, social et culturel.

 

L’Egypte :

  1. Omar Hamza, amazighien de Sewa, Egypte, a parlé de l’ancienne civilisation amazighe que connait l’oasis située au sud de Sewa en Egypte, étant donné que les dates et l’eau étaient leur nourriture principale, et qu’ils ont encore le conseil des cinquante dont il est membre ; ce conseil veille à assurer la gestion de leurs affaires loin de l’autorité de l’Etat égyptien ; les amazighs sont un peuple libre refusant un sultan, en ce sens que les anciens et nouveaux dirigeants de l’Egypte ne reconnaissent pas les habitants de Sewa, vu qu’ils sont une minorité de 30 milles par rapport à 70 milles habitants en Egypte; en conséquence, cette minorité souffre de la marginalisation et de l’exclusion à tous les niveaux et à titre d’exemple ils sont dépourvu de l’université.

 

Le Mali :

  1. Moussa AKDAHIR, président d’une délégation de 10 membres qui représentent le mouvement national de libération d’Azaouad à Mali, a présenté son intervention et a dénoncé l’échec et la passivité de la communauté internationale et les organisations internationales des droits de l’Homme avec la question Azouadienne. Le maitre de conférence a considéré que la question est flagrante et contrôlée par le langage des intérêts au lieu de la défense des intérêts des droits de l’homme à travers le monde, ajoutant qu’il considère les puissances coloniales françaises et anglaises responsables de ce qui se passe en Afrique, en général, et au Mali en particulier.

Il a ajouté qu’il a été demandé aux habitants d’Azouad de renoncer à leur identité, leur culture et leur civilisation amazighe, et devant leur persistance dans leur thèse politique concernant l’autodétermination, ils ont subi les pires formes de torture, d’assassinat, de répression, et de viol des femmes devant le monde. Il a demandé pourquoi l’armée malienne n’a pas intervenu pour protéger le peuple d’Azouad des mouvements terroristes qui envahissent les zones où ils sont présents ? Il a également souligné la nécessité de juger les criminels de guerre au Mali et de les présenter devant la cour pénale internationale, à laquelle l’Etat a accepté l’adhésion à travers l’organisation des Nations Unies.

En conclusion, les participants au forum international des droits de l’homme appellent à rendre justice à l’affaire d’Azouad, et dévoiler la pratique du régime dictatorial racial fasciste au Mali. Ils renouvellent leur appel au mouvement des droits de l’homme pour intervenir auprès de la communauté internationale, afin d’accélérer la protection et la sécurité au peuple d’Azouad désarmé. Ils croient que la situation nécessite la lutte pour un autre monde possible équilibré et solidaire, garantissant les droits des peuples autochtones opprimés dans les différents pays.

 

Le Niger :

  1. Khalil Mohamed a présenté au nom de l’Association Arnimine, une intervention attentive dont il s’est considéré comme étant un citoyen du Tamazgha, il ne reconnait pas le régime gouvernementale de l’Etat du Niger qui a usurpé son identité et oblitérer sa civilisation étendue sur tous les pays de l’Afrique du Nord depuis l’ancien histoire. Il a fait rappel aux présents de l’inobservation de l’Etat du Niger de son engagement contracté avec eux, puisque la réalité de la marginalisation et de l’exclusion demeure toujours sur les Touaregs nigériens malgré la richesse de leurs régions des zones des métaux précieux, il a également souligné que les Touaregs Amazighs ne sont pas représentés dans les institutions de l’Etat du Niger.

Le conférencier a élaboré un diagnostic sur les Touaregs dispersés qui sont inconscients de la réalité lamentable de leur peuple opprimé depuis 1999, où il a dénoncé l’affaissement de l’affaire par des autrui à l’égard des militants et des dirigeants des Touaregs nigériens.

Lors de sa présentation, M. Khalil Mohamed a réclamé : « Notre choix doit être réel, objectif et clair, et notre pays possède de plusieurs richesse, et nous en tant qu’Imazighens de Touaregs nigériens, nous ne recevons que le dioxyde de carbone ; … si nous avons compris ce que nous avons réalisé, nous allons travailler à unifier nos rangs et atteindre les objectifs soulignés».

A la fin de son discours, M. Khalil Mohamed a noté la nécessité d’encadrer les jeunes à gagner la bataille pour le changement démocratique de notre pays.

La Mauritanie:

  1. Mohamed Ould Khater a exprimé ses remerciements aux organisateurs de cette conférence, après, il s’est arrêté sur l’étude et l’analyse de la situation des minorités en Mauritanie, où les droits des noirs sont violés et où la servitude et l’esclavage continue dans un temps où le putsch du régime militaire en Mauritanie vante pour la transition vers la démocratie et la suprématie de la loi.

Le professeur a signalé que la société civile de la Mauritanie connu de dynamiques progressives qui demandent de l’Etat central à respecter des droits de l’Homme y compris les droits politiques, économiques, sociaux, culturels et environnementaux.

Il a demandé aux organisations non-gouvernementales d’intensifier les initiatives visant à éliminer toutes les formes de discrimination dans le monde et il a exprimé sa volonté de s’engager dans la coordination globale de la défense des droits de l’Homme.

Le Liban :

L’avocate libanaise Zahlate Jisr a exposé l’expérience de son pays dans la gestion de la diversité sectaire que la constitution libanaise l’assure en donnant une garantie juridique et législative à toutes les communautés et les groupes linguistiques sur le territoire libanais.

Elle a présenté des défis internes et externes auxquels sont confrontés par le Liban suite à la crise politique étouffante manifestée par le non déroulement des élections présidentiels ni législatives jusqu’à maintenant et l’impact des conflits internationaux et régionaux sur l’avenir de l’Etat du Liban

Elle a souligné que le régime démocratique Libanais se contrarie avec le régime sectaire qui est basé sur la privatisation et la séparation contradictoirement avec l’union nationale. Et que malgré l’Accord de Taëf au Liban après la guerre civile entre toutes les parties concernées, la gestion de la diversité et de la croyance à la pluralité sur le plan d’action et sur le travail politique n’a pas encore progressé jusqu’à présent. On demande alors la concentration sur un projet sociétaire homogène, fondé sur la citoyenneté, l’égalité et la dignité humaine en écartant toute discrimination fondée sur la race, le sexe ou la langue.

 

2- Au niveau du continent de l’Amérique du Nord :

Le représentant de l’organisation DRIK NEBINAK, en abrégé DRAFT, a présenté une intervention détaillée sur le préjudice porté aux – indiens- les Premières Nations du Québec et du Canada par une colonisation ancienne – nouvelle ; malgré que le Canada tente à préserver les peuples primitifs et à assurer la gestion de la diversité culturelle et linguistique à travers le respect de leurs lois et coutumes, ainsi leurs habitudes, leurs pratiques religieuses et rituelles.

Puisque la charge et les dégâts du passé portent toujours préjudice aux indiens, car le volume de la marginalisation et de génocide commises au passé restent sans sanction, sans endommagement et sans conciliation. La réhabilitation des indiens indigènes de l’Amérique du Nord doit être faite par les nouveaux gouverneurs.

Nous ne voulons pas vivre sur la marge, nous faisons partie de la nation canadienne, nous croyons à l’universalité des droits de l’Homme, au dialogue interreligieux, à l’ethnie raciale et au destin de l’Homme, selon les dires du président de l’organisation pour la défense du peuple Bachna au Canada.

Lors de la présentation de la question des indiens, il a signalé que l’émergence de l’Etat moderne au Canada en 1876, constitue une cause d’élimination des coutumes et des lois du peuple Bachna, car il n’a pas respecté les conventions conclues entre eux et leurs ancêtres.

 

Comme il a déclaré que l’augmentation du suicide des jeunes est un indicateur de pessimisme et un résultat de la sensation d’expulsion et de marginalisation dans leurs territoires par rapport aux nouveaux canadiens où comme il a surnommé les centenaires arrivées sur nos territoires usurpés, où la classe bourgeoise profite de la situation sociale des indiens et acquiert leurs terrains et biens moyennant un prix médiocre. Comme ils font arrêter les travailleurs qui manifestent et revendiquent leurs droits en leurs imputant des accusations injustes.

En conclusion, le représentant des indiens a souligné la nécessité de respecter les lois et les coutumes qui ne se contrarient pas avec les références des droits de l’Homme. En considérant que les coutumes et les traditions sont des fiertés pour le peuple du Bachna, et pour la civilisation de l’Amérique du Nord tout en disant que nous défendons nos particularités, nos identités et nos droits humanitaires même au prix de nos sang.

 

3- Au niveau du continent de l’Amérique du Sud :

 

L’Argentine : l’expérience de la première nation :

L’intervenant argentin a présenté son expérience dans le cadre de sa recherche de ses ascendants et ancêtres, suite à ce qu’il a subi lors de son enfance d’enlèvement et de soustraction accompagné de 500 autres enfants. Il a été enlevé par le régime dictature que le pays a reconnu, ce régime draconien a été détruit en 1983, où le mouvement des mères et des grands-mères ont obtenu le droit de reconnaitre leurs enfants ; de l’identification personnelles et de la création d’une Banque d’identité. L’Etat a créé des mécanismes juridiques pour établir l’identité, aussi, l’Etat d’Argentine a récemment travaillé à mettre en œuvre les droits de l’enfant et à la ratification des trois protocoles facultatifs relatifs aux droits de l’enfant.

 

4- Au le niveau du continent européen :

La France:

Le militant amazigh Lounes Abdelkacem, né à Kabyle en Algérie, titulaire de la nationalité française, a présenté une intervention diagnostic et introductive de la question amazighe au pays de Tamzgha. Il a exprimé lors du séminaire que le pays de Tamzgha a connu de colonisation et d’occupation par plusieurs envahisseurs. Comme il a demandé le respect des droits des amazighs autochtones et la non confiscation de leurs biens et d’usurper leurs civilisations étendue à travers l’histoire.

Il s’est accentué sur les acquisitions des amazighs au Maroc même s’il les considère insuffisant en soulignant que le fait que la constitution marocaine du 1er juillet 2011déclare la langue amazighe comme étant une langue officielle est un atout ; en présentant ainsi toutes ses réservations pour l’absence de sa mise en œuvre et son relief avec la promulgation d’une loi organique.

D’un autre côté, il a mis la responsabilité de la violation flagrante des droits de l’Homme vis-à-vis aux peuples amazighs, à la charge des régimes gouverneaux dans la région.

Il a également donné de bonnes suggestions sur la façon dont peuvent traiter les problèmes et les obstacles qui se dressent devant l’amazigh en Afrique du Nord. L’ancien Président du Congrès Amazigh a proposé d’étudier la possibilité de coordination avec les Imazighens et de travailler avec sur le niveau de l’Afrique du Nord.

Les conclusions et les recommandations du séminaire :

  • Faire de la référence internationale des droits de l’Homme un cadre législatif et intellectuel et principalement pour toute politique publique dans les pays et faire adapter l’arsenal juridique national avec les dispositions de cette référence, et de bénéficier de l’accumulation des droits de l’Homme des peuples, dument adoptés à ses législatives principales et locales et la décortiquer de toute forme de discrimination ou d’expulsion.
  • Eliminer toutes les formes de discrimination raciste et de diffamation contre les peuples et les minorités ; Cesser le traitement despotique pour la gestion de la diversité et respecter toutes les entités communautaires, ethniques, religieuses, linguistiques et autres ; Permettre à chacun de vivre décemment et de posséder la souveraineté sur les ressources culturelles et naturelles.
  • Faire du Forum de Marrakech un point de départ pour la coordination et la coopération pour le développement de l’expérience internationale afin de construire un mouvement mondial qui visent à l’enracinement des valeurs de la diversité, de la pluralité et du respect de la différence.
  • Valoriser la diversité et la pluralité en Afrique du Nord et le considérer comme une source de richesse, une indication de la coexistence des peuples et à la croyance d’un destin commun.
  • Demander l’égalité des langues, et travailler sur le redressement des langues autochtones afin d’atteindre l’équilibre dans les sociétés humaines dotées de cultures variées et diverses.
  • Considérer l’officialisation de la langue amazighe au Maroc en 2011 un acquis obtenu par le militantisme du mouvement amazigh, qui fait partie du mouvement démocratique impliqué dans la dynamique de lutte et de mobilité sociale connu sous le nom : le printemps démocratique. Demander également la promulgation de la loi organique relative à l’amazigh et de la mise en vigueur sans procrastination.
  • Confirmer les demandes des Etats et des gouvernements pour la nécessité de respecter les droits de l’Homme et la ratification des conventions internationales.
  • Interpeller à ne pas associé l’Afrique du Nord avec l’orient, ni à la fidélité à ses régimes autoritaires qui emploient les religions célestes pour monopoliser le pouvoir et acquérir la richesse.
  • Demander l’autodétermination et veiller à la souveraineté des peuples, tel qu’il a stipulé à l’article 21 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.
  • Considérer le débat sur le dialecte marocain et Hassania comme étant un faux débat sur l’identité, et vise indirectement à arrêter le processus de l’officialisation de l’amazighe au Maroc.
  • Demander l’ouverture d’une enquête onusienne pour les préjudices portés aux Imazighens et les minorités en Afrique de discrimination, qu’elle soit basée sur la race, la langue ou la religion.
  • Stipuler le respect de l’opinion et l’opinion contraire loin de l’intolérance et de discrimination en exerçant la tutelle sur la société au nom de la religion ou d’autres similaire.
  • Confirmer la référence du mouvement amazigh fondée sur les droits de l’Homme, des coutumes et des lois amazighs qui ne contredisent pas à la référence universelles aux droits de l’Homme.
  • Appeler à la protestation et à la publication de la Déclaration de Marrakech sur les mouvements et les représentants des peuples autochtones parallèlement avec les activités prévues au Forum.
  • Demander la réécriture de l’histoire moyennant une approche historique des droits de l’Homme avec le respect des faits et des événements historiques.
  • Penser au développement de mécanismes de travail et de coordination entre les organisations internationales et les événements amazighs. Consolider les relations avec les représentants des peuples indigènes en application des recommandations du sommet Ottawa au Canada.

 

Par le Bureau des deux Associations

AZETTA et FNAA

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